Portrait de Christiane Naffaa

Christiane Naffaa

26 octobre 1952 22 juin 2026

Hommage à Christiane : âme libre et légère

Christiane, femme généreuse qui inspire joie, légèreté et douce insouciance. L’on pouvait puiser en elle une certaine force, un certain équilibre. C’était un exemple de persévérance, de positivisme, de courage et de force pour surmonter les obstacles, et savait appliquer la philosophie qui dit que si le problème n'a pas de solution, il faut apprendre à vivre avec.

Elle laissait 'vivre' les autres, respectait leurs besoins sans jamais rien imposer à quiconque quoique ce soit. Adepte du 'live and let live'. Toujours conciliante, facile à vivre, facile à fréquenter. Toujours de bonne humeur avec un sourire contagieux.

Une femme qui pouvait paraître relever de la fiction, car tout en étant semblable à monsieur-madame tout-le-monde, elle possédait des qualités particulières qui n’appartiennent à aucun schéma d’ordre ethnique, socio-économique, ou d’appartenance, elle ne correspondait à aucun moule, à aucun profil professionnel et échappait aux facteurs extérieurs traditionnels servant à cataloguer les personnes.

Christiane aimait pratiquement tous les aspects de la vie, contente de faire ce qu’elle était appelée à faire, quoi que ce soit, jamais à ne se plaindre ni à souhaiter que les choses aillent autrement. La vie l’enthousiasmait dans tous ses aspects. Elle aimait absolument tout ; la lecture, la musique, la ville, la campagne, les animaux, la montagne, la pluie, le soleil, les gens, les jeunes, les vieux, les beaux et les moins beaux, toute l'existence.

Si on lui demandait ce qu’elle n’aimait pas, difficile d’y répondre… elle aimait Tout ! Aimes-tu les chats ? Oui. Les ours ? Oui. Les vers de terre ? Oui. Elle avait même trouvé et hébergé sur son balcon une petite famille d’écureuils. Elle était exemptée de zones fragiles qui causent de l’anxiété, une personne nullement tourmentée sans se soucier des choses sur lesquelles elle n’avait pas de contrôle et était fortement polarisée sur l’instant présent, toujours partante pour de nouvelles expériences, des road trips en solitaire car elle préservait jalousement son intimité.

Son parcours dans la vie a été très coloré et riche en expériences. Née en Egypte le 26 octobre 1952, dernière d’une fratrie de six, elle l’a quitté pour aller au Liban vers l’âge de dix ans. Là-bas elle y a vécu avec son mari et ses deux premiers enfants Lara et Karim pour ensuite émigrer pour le Canada et où leur troisième enfant, Karl, est né.

Sa vie professionnelle a vraiment commencé ici où elle a développé de forts et indélébiles liens d’amitié. Elle a trouvé sa vraie vocation dans l’aide aux plus fragiles et aux plus esseulés. Avec un dévouement exceptionnel elle les aidait à retrouver leur joie de vivre et une certaine sérénité qu’elle leur transmettait de cœur à cœur.

Christiane a quitté notre monde subitement trop tôt pour elle et surtout trop tôt pour nous qui l’avons tellement chérie. Mais c’est tout à son image : vivre comme elle l’entendait et partir sans déranger et sans aucune scène théâtrale, dans son milieu de travail en procurant un dernier confort à ses protégés.

Dire qu’elle va manquer à tous ceux et celles qui ont eu le bonheur de l’avoir connue serait peu dire ; elle laisse un trou béant difficile à combler.

Étant celle qu’elle a toujours été elle répandra toujours de l’au-delà ses rayons de joie et d’amour sur nous tous et toutes.

Adieu Christiane, Cricri

Rédigé par sa soeur, Rita

Souvenirs